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Barbara Rabec, lauréate du concours national de la Résistance

Le 30 mars dernier, cinq élèves du lycée Julien Gracq de Beaupréau ont participé au Concours National de la Résistance et de la Déportation. Ce concours prestigieux permet de perpétuer auprès des lycéens la mémoire de cette période de l’histoire de France. Fruit d’une préparation réussie, Barbara Rabec a obtenu le 1er prix départemental. La jeune femme a reçu son prix par le préfet de Maine-et-Loire, Pierre Ory, le 5 juillet à Angers.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Barbara Rabec, j’ai 17 ans et je suis étudiante à la faculté de droit et de sciences à l’Université de Rennes. Lors de ce concours, je préparais un bac général, spécialité géopolitique et anglais, au lycée Julien Gracq à Beaupréau. J’habite à Saint-Pierre-Montlimart, commune déléguée de Montrevault-sur-Èvre.

Quelles ont été vos motivations à participer au concours ?

Je m’intéresse beaucoup à l’histoire. En début d’année, notre professeure d’histoire nous a présenté le Concours National de la Résistance et de la Déportation sur le thème « 1940 : entrer en Résistance. Comprendre, refuser, résister ». Le sujet me plaisait alors j’ai décidé d’y participer car c’est une belle opportunité.

De quelle manière vous êtes-vous préparée ?

Nous étions cinq élèves du lycée Julien Gracq a participé au concours. Notre professeure, Mme Bossy-Guerin, nous a fait un cours d’histoire sur le sujet « 1940 » et organisait des sessions le midi. J’ai eu accès à des sites et des archives sur le site du concours. J’ai passé beaucoup de temps au CDI du lycée afin d’alimenter ma dissertation. Nous avons eu deux mois pour nous préparer. Le concours était divisé en plusieurs catégories dont celle à laquelle j’ai participé « copie individuelle ». Le jour J, nous avons dû composer pendant trois heures.

Quel a été votre ressenti sur le concours après avoir remporté un prix ?

J’ai été reçue à la préfecture d’Angers, par le préfet. J’étais très contente et fière que l’on valorise le travail accompli. Cette cérémonie était assez impressionnante puisque je n’avais jamais vécu de moment officiel comme celui-ci.

Quel est le souvenir le plus marquant dans votre participation au concours ?

Lors de ma préparation, j’ai pu comprendre l’histoire de mon territoire à travers des témoignages de résistants, pour la plupart décédés aujourd’hui. Je me souviens avoir découvert que la place « Poilane » à Saint-Pierre-Montlimart, là où je prenais le car tous les matins, porte ce nom en référence à Eugénie Poilane, résistante née dans le village.

 

Extrait de la copie de Barbara Rabec

« En juin 1940, les Allemands pillent et investissent les lieux en chantant à tue-tête. Bientôt, ils vivent chez les Français. En descendant le matin, ils sont déjà dans la cuisine ou dans le salon. La colère des Français bouillonne face à l'ennemi qui les humilie sur leur propre sol. Cela ne peut plus durer, il faut agir. Ils comprennent que la France se trouve du côté des perdants, des humiliés et cela est insoutenable. Seulement tant de questions fusent : que faire ? Vers qui se tourner ? Comment crier son mépris de l'occupant ? L'espoir renaît lorsqu'un certain De Gaulle, inconnu des Français, s'exprime le 18 juin 1940 sur les ondes de la BBC, à Londres. L'homme appelle à résister face à l'ennemi et à continuer le combat. Ses mots exhortent le peuple français prêt à lutter et marquent le début du combat d'une minorité pour une France libre »

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